Premier essai, publié le 9 juin 2021, aux éditions Marabout.

Après des années à travailler sur la question des femmes dans le sport, j’ai voulu réaliser ce livre pour rendre visible les sportives et leur donner la parole. Une fois l’angle fixé et le contenu dessiné, il a alors fallu convaincre un éditeur que mon objectif, c’est-à-dire faire un livre sur les problématiques des championnes, méritait une attention particulière.

Mon idée a finalement séduit le département sport de Marabout qui a souhaité mettre en place plusieurs personnes de son équipe pour que le résultat ressemble le plus possible à mon idée de départ, celle à laquelle ils avaient adhéré. Ces derniers jours, j’ai pas mal eu l’occasion de parler du contenu du livre. Mais « Joue-la comme Megan » est aussi l’aboutissement du travail de toute une équipe, et je trouvais important de raconter un peu les coulisses de ce projet.

Ecrire plus de 200 pages, c’était au départ un vrai saut dans le vide, dans mon esprit ! Je suis journaliste en presse écrite, j’ai plus l’habitude de rédiger des articles de 5000 signes que d’enchaîner 300 000 signes. Mais en réalité, au fil des échanges et des entretiens, la plus grosse mission est devenue celle… de ne pas faire des chapitres trop longs ! Le livre et tous les témoignages devaient avant tout rester accessibles et compréhensibles par des personnes qui ne s’intéressent pas au sport.

Sur la forme, j’ai pu construire librement la structure des chapitres, le contenu, les intervenants, mais aussi les titres des chapitres, les sous-titres, les encadrés, etc. Certains ajustements ont quand même été faits ensuite pour que la maquette reste aérée et ne fasse pas trop « pavé ». Lorsque le contenu a été rédigé, l’équipe de relecture a proposé des suggestions de modification et de correction pour chaque chapitre : le but était d’être précis dans les sources, tout en respectant à la fois le travail effectué et les propos des interlocuteurs.

Une fois mon idée de titre validée, mes éditeurs Amélie et Benoît ont suggéré qu’on ajoute un sous-titre, pour expliciter un peu le titre : il est punchy, j’en suis fière, mais il fallait captiver le plus possible les non-avertis ! Mes éditeurs m’ont aussi sollicitée pour choisir une photo forte de sportive pour illustrer chacun des neuf chapitres du livre. Ensuite, tout au long de l’hiver, pendant que je rédigeais le contenu, la graphiste, Chris Teka, a minutieusement bossé sur la couverture. A chaque fois, mon éditeur revenait vers moi pour avoir mon avis sur la nouvelle proposition. Parfois, il a fallu agrandir les caractères, parfois, les rendre plus visibles…

J’ai été particulièrement émue lorsque mes éditeurs, Amélie et Benoît, m’ont envoyé la couverture finale du livre ! Parce qu’elle donnait le ton que je souhaitais conférer à ce livre et à tous ces témoignages de sportives. Un ton énergique, un ton combatif, un ton empli d’espoir. Et quels frissons, lorsque j’ai découvert le contenu ! Notamment la mise en page graphique des chapitres (que je vous laisse découvrir par vous-même…). Voir la concrétisation d’un projet né dans son esprit, voir qu’un éditeur a su retranscrire graphiquement ce qu’on souhaitait transmettre comme message, sans que je ne puisse réellement le formuler… c’est un moment assez fort. Avoir le livre transmis par mon éditeur, en mains propres, a aussi été une émotion particulière.

En signant avec un éditeur, je craignais que ce projet ne m’échappe, d’être plus menée qu’accompagnée, ou qu’on tombe dans le cliché. Mais j’ai été frappée d’avoir été consultée pour chaque processus de création du livre. Pour en avoir discuté avec mes éditeurs, cela semblait évident pour eux. C’est une première expérience pour moi et j’ai senti que cette manière de fonctionner était une réelle marque de respect de mon travail et du message transmis, qu’il faut porter une attention particulière aux sportives. Aujourd’hui, c’est une fierté de porter un livre qui ressemble exactement à ce que j’imaginais. Une vraie fierté de pouvoir le défendre.

Maintenant que le livre continue sa route dans les librairies, j’espère qu’il vous plaira, à vous.