Enceinte, j’ai couru un 10 kilomètres

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Enceinte, Serena Williams a annoncé qu’elle mettait sa carrière entre parenthèses jusqu’en 2018. Cette annonce surprise nous fait nous interroger sur la poursuite d’une activité physique intense pendant une grossesse, surtout pour les athlètes de haut-niveau.

Pour tenter de répondre à cette question, Le Times nous offre un témoignage éclairant. Celui de l’athlète Jo Pavey, championne d’Europe sur 10 000 mètres en 2014, alors qu’elle était déjà mère de deux enfants, et médaillée de bronze aux Mondiaux d’Osaka en 2007. Quatre mois après le début de sa grossesse, Jo Pavey a participé à un 10 kilomètres. « L’idée était de courir pour montrer que l’on pouvait être enceinte et active. Et ça m’a bien plu. »

La coureuse nous explique notamment qu’avant de continuer son activité, elle avait des idées reçues et donc des craintes qui la faisaient hésiter. « Je pensais que le bébé allait bouger de haut en bas. » Finalement, Jo Pavey décida de poursuivre son entraînement car « un corps en bonne santé est bon pour la mère et pour le bébé », bien qu’en réduisant la régularité de ses sorties. Sa grossesse, par ailleurs, était réfléchie et attendue.

Jo Pavey a poursuivi ses séances de running jusqu’à trois semaines avant son accouchement, mais toujours avec précaution. « Si je me sentais mal, je ne courais pas. Et lorsque je courais, j’avais toujours un moniteur de fréquence cardiaque. Enfin, je ne m’entraînais pas lorsqu’il faisait chaud et je demandais toujours un avis médical. »

Jo Pavey s’entraîne pour le Marathon de Londres 2017, qui a lieu ce dimanche.

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